Plus d'un siècle en Rouge et Noir
Première décennie (1901 - 1910)
Deuxième décennie (1911 - 1920)
Troisième décennie (1921 - 1930)
Quatrième décennie (1931 - 1940)
Cinquième décennie (1941 - 1950)
Sixième décennie (1951 - 1960)
Septième décennie (1961 - 1970)
Huitième décennie (1971 - 1980)
Nuivième décennie (1981 - 1990)
Dixième décennie (1991 - 2000)
Onzième décennie (2001 - 2010)
Première décennie (1901 - 1910)
- 10 mars 1901 : Quatre anciens étudiants de la rue d'Echange décident de concrétiser leur rêve. C'est à dire de créer le
club de football. A savoir le Stade Rennais.
Le nom des ces quatre étudiants sont : Henri Jamin, Duchesne, Paul Peter et Philippe Ghis.
Le premier maillot du Stade Rennais sera rayé verticalement de couleurs bleu foncé et bleu ciel.
- 24 mars 1901 : Pour son premier match, le Stade Rennais perd face au Football Club Rennais (0-6). Leurs adversaires
portaient les couleurs... Rouge et Noir.
- 12 janvier 1902 : Le Stade Rennais écrase le Stade Vannetais chez lui (1-6).
- Saison 1902-1903 : Création d'un Championnat de Bretagne (Six équipes)
Le Stade Rennais échouera en demi-finale malgré ses nettes victoires à Vannes et à Laval. C'est le FC Rennais qui remporte cette première
compétition régionale.
- Saison 1903-1904 : Le Stade Rennais prend sa revanche et remporte le tournoi.
Toutefois, face à la montée en puissance de l'US Servannaise qui est composé majoritairement de joueurs britanniques, le Stade Rennais et
le FC Rennais s'associent.
- 4 mai 1904 : Naissance de l'Association Loi du Stade Rennais Université Club (SRUC), qui prend les couleurs
Rouge et Noir.
- Saison 1904-1905 : Le SRUC est battu en finale par... l'US Servannaise
- Saison 1905-1906 : Le SRUC termine deuxième du Championat de Bretagne derrière l'US Servannaise pour un point.
- 1907 : Arthur Griffith devient le premier entraîneur des Rouge et Noir. Gallois de naissance, il a évolué dans les
meilleures équipes anglaises avant de signer à la tête du Stade Rennais Université Club.
- Saison 1907-1908 : Le SRUC est Champion de Bretagne en battant l'US Servannaise.
Ils participent également pour la première de leur histoire au Championnat de France. Les Rouge et Noir seront battus en demi-finale par
Le Havre (1-2).
- Saison 1908-1909 : Pour la première fois de son histoire, le SRUC remporte deux fois consécutivement le Championnat de
Bretagne.
Le SRUC gagne également le Championnat de Normandie en disposant de Caen et du Havre.
En Championnat de France, les hommes de Griffith s'inclinent de nouveau en demi-finale mais contre le CA Paris (3-8).
- Saison 1909-1910 : A égalité de points à l'issue de la saison avec l'US Servannaise. Le Stade Rennais Université Club
est contraint de rencontrer en deux matchs son ennemi juré pour déterminer le vainqueur de cette saison. Hélas, le SRUC tenant
du titre se fera humilier sur le terrain de l'US Servannaise.
Match aller : SRUC - US Servannaise (5-5 a.p)
Match retour : US Servannaise - SRUC (7-1)
Deuxième décennie (1911-1920)
- 1912 : Le Stade Rennais Université Club dispose d'un tout nouveau stade. Les Rouge et Noir quittent la prairie de la
Mabilais pour le Parc des Sports de la Route de Lorient. Il sera plus confortable pour les supporters.
- 13 octobre 1912 : Premier match dans leur nouveau stade et première... défaite face au Racing Club de France (0-4).
- 1910-1913 : Le grand rival du SRUC remporte à chaque fois le Championnat de Bretagne.
Suite aux mauvais résultats des Rouge et Noir, la concurrence devient plus accrue dans la région rennaise. Le Club Sportif Rennais devient
son plus dangereux concurrent.
- 11 janvier 1914 : Le SRUC est battu par le Club Sportif Rennais. C'est la première défaite des Rouge et Noir à domicile
depuis plus de dix ans. Le Club Sportif Rennais prend la tête des clubs rennais.
Cependant, le SRUC gagne le Championnat de Bretagne en devançant le Club Sportif Rennais de cinq points.
- 1914-1917 : La Première Guerre Mondiale vient bouleverser la tenue du Championnat de Bretagne.
Touefois, les dirigeants des Rouge et Noir vont créer la Coupe des Ecoles de Rennes. Le Stade Rennais Université Club y rencontrera
chaque dimanche les équipes suivantes : L'Ecole normale, le collège Saint-Vincent et le SA du lycée de Rennes.
La saison d'après, cette compétition sera renommé la Coupe de Rennes.
- Saison 1915-1916 : Le SRUC va participer à la nouvelle compétition, la Coupe des Alliés.
Lors de cette saison, le Stade Rennais Université Club va éliminer l'US Rennaise, Le Mans, VGA du Médoc, Le Havre AC pour arriver en
finale.
- 4 juin 1916 : Le SRUC rencontre le CS des Terraux de Lyon en finale de la Coupe des Alliés.
Les Rouge et Noir remporte le match (7-1). Le SRUC est sacré pour la première fois de son histoire Champion de France Interfédéral.
La même année, le SRUC est finaliste de la Coupe Interfédérale. Ils perdront face à l'AS Française (1-2).
- Saison 1916-1917 : Le SRUC s'engage dans la Coupe Charles-Simon, qui n'est autre que l'ancêtre de la Coupe de France.
Les Rouge et Noir seront éliminés en quart de finale.
- Saison 1918-1919 : Le Stade Rennais Université Club quitte les instance de l'USFSA pour rejoindre la Ligue de Football
Assocation (LOFA).
Une décision qui engendre de nombreux départs au sein du club rennais. Un changement d'instance qui permettra aux rennais de participer à
plusieurs compétitions différentes.
- Saison 1919-1920 : Le SRUC remporte le Championnat de l'Ouest en battant son ennemie de toujours, l'US Servannaise.
En Coupe de France (ex Coupe Charles-Simon), les Rouge et Noir sont éliminés en huitième de finale par le Red Star (1-3).
- 1920 : Elimination dès le deuxième tour en Coupe de France par Le Mans (1-3)
Troisième décennie (1921-1930)
- 1922 : Recrutement ambitieux avec les arrivées des internationaux français François Hugues du Red Star et des frères Gastiger arrivant
eux du FEC Levallois.
Pour la première fois de son histoire, le SRUC et leur capitaine Hugues accèdent à la finale de la Coupe de France contre le Red Star.
Mais les Rouge et Noir seront battus (2-0) au Stade Pershing.
- 1923 : Le Stade Rennais Université Club accède aux demi-finale de la Coupe de France.
Mais suite à une décision ubuesque de la Fédération Française de Football Association (FFFA) qui décide de réintégrer l'équipe de Cette
pour les quarts de finale. Il est alors demandé aux Rouge et Noir de... rejouer leur quart de finale face à cette formation !
Le SRUC sera éliminé par le FC Cette (2-0) en quart de finale de la Coupe de France.
Par la suite, les résultats sportifs du club ne seront guère brillants.
- 1924 : Le SRUC se qualifie pour les demi-finales de la Coupe de France.
Mais suite à une réclamation du... FC Cette qui reproche aux bretons d'avoir fait jouer sans avoir le droit Batmale et Sentubery, la FFFA
disqualifie les Rouge et Noir de la compétition.
- 1926 : "L'affaire Lhotka"
Son nom ne vous dit peut-être rien, mais cet international hongrois arrive en France au printemps 2006 et signe une licence au SRUC... et
une deuxième au CSJB d'Angers. Le joueur est suspendu logiquement trois mois par la Commission Sportive Régionale.
Le SRUC avec Lhotka dans ses rangs est éliminé au cinquième tour de la Coupe de France par Rouen (0-1).
- 1927 : Lhotka est interdit de participer aux matchs de Division d'Honneur du club ainsi qu'aux rencontres de Coupe de France pendant un
an suite à des réclamations d'autres clubs.
- Saison 1929-1930 : La LOFA qui a des rapports difficiles avec le Stade Rennais Université Club décide de créer une poule unique pour
l'ensemble de la Bretagne qui oblige les clubs à de longs déplacements.
C'est en trop pour les dirigeants rennais qui par leur Président Baudet fait savoir que le SRUC ne participera à aucune compétition cette
saison. Elle ne jouera que des matchs amicaux.
Après des défaites sévères face à l'US Servannaise et face au CSJB Angers (0-7). Le vice-Président du SRUC Isidore Odorico est fou
furieux et souhaite recruter des joueurs de qualité. Pour cela, il convoque Adolphe Touffait, joueur des Rouge et Noir. Un ticket de
train lui est remis pour... Prague (République-Tchèque) pour trouver des "perles rares".
Le samedi suivant, Adolphe Touffait revient avec Klenovec, Senowski et Nénals.
Les deux premiers jouent sous leurs nouvelles couleurs et battent l'Olympique de Paris (6-1). Nénals débutera plus tard.
Face à de telles arrivées conjugués aux joueurs composant déjà l'effectif breton, il est indéniable que le statut d'amateur du SRUC est
remis en cause. Isidore Odorico, le vice-Président milite pour le statut professionnel.
Quatrième décennie (1931-1940)
- 1930 - 1932 : Le Stade Rennais ne dispute aucune compétition officielle. La raison est que les relations entre le club
Breton et les instances fédérales sont brouillées.
Toutefois, le Stade Rennais dispute de nombreux matchs amicaux pour s'entretenir physiquement.
Elle rencontrera le Red Star, le FC Sochaux, le Mansfield Town FC - qui attirera près de 8 000 spectateurs au Stade de la Route de
Lorient - et bien d'autres formations européennes.
Des joueurs se distinguent dans la maison des Rouge et Noir. Boucek en fait partie, international tchèque il participera à la Coupe du
Monde 1938 où il aura l'honneur de porter le brassard de capitaine. Walter Kaiser marquera le club de son empreinte.
L'Allemand inscrira... 51 buts lors de la saison 1930-1931.
- 18 mars 1931 : Le Stade Rennais est sanctionné par la Commission Sportive Régionale pour avoir fait jouer des joueurs
qui n'avaient pas de licence et d'avoir recruté des joueurs que leur Fédération ne souhaitait pas voir partir. Le Président de Rennes,
Isidore Odorico écope lui d'une suspension d'un an.
- Saison 1932-1933 : Contre toute attente, la FFFA décide de créer un Championnat de France Professionnel.
Alors que le Stade Rennais avait lutté de nombreuses années pour arriver à ce résultat, le SRUC décide de ne pas constituer d'équipe pour
cette saison ! La raison est simple, le budget du club est limité et il ne permettra pas de payer les salaires et les avantages en nature
des joueurs.
Mais, les supporters s'engagent à créer un fonds de réserve pour aider le club à participer au Championnat de France Professionnel. Le
Stade Rennais participera donc à ce championnat.
- 11 septembre 1932 : Premier match professionnel du SRUC. Les Rouge et Noir battront Metz (2-1). Le premier buteur du
Stade Rennais sera Walter Kaiser qui en inscrira 15 au cours de cette saison, ce qui lui permettra de finir meilleur buteur du
Championnat de France. Rennes se classera sixième à l'issue de cette saison.
En Coupe de France, le SRUC se fera éliminé en huitième de finale.
- Saison 1933-1934 : Le SRUC terminera encore sixième du Championnat de France qui voit la création de la Première
Division.
- Saison 1934-1935 : Le SRUC finira la saison à la dixième place.
Malgré un classement décevant en Championnat de France, le Stade Rennais se qualifiera pour la finale de la Coupe de France face à
l'Olympique de Marseille pour la deuxième fois de son histoire. Coup dur pour Rennes qui perdra sur blessure Walter Kaiser lors de
la demi-finale et qui sera out jusqu'à la fin de la saison. Sans son buteur, Rennes ne fera qu'illusion face à Marseille (0-3).
- Saison 1935-1936 : Rennes termine dixième en Championnat de France. Le club a de grosses difficultés financières et
la pérennité du Stade Rennais est mis à mal.
- Saison 1936-1937 : Pour la première fois de existence, le SRUC descend en Deuxième Divison.
Le déficit du club est un fardeau, c'est alors que la Ville de Rennes accorde une subvention au SRUC. Sans l'aide de la ville, le Stade
Rennais serait redevenu un club amateur.
- Saison 1937-1938 : En Deuxième Divivion, Rennes finira troisième. Ce qui ne lui permet pas de monter à l'étage
supérieur.
- Saison 1938-1939 : Le Stade Rennais finit deuxième et retrouve la Première Division après deux années de purgatoire.
Lors de cette saison, le club marquera 117 buts !
Hélas, la Seconde Guerre Mondiale éclate...
Le Championnat de France est logiquement suspendu.
Cinquième décennie (1941-1950)
- Durant la période de guerre, le Championnat de France Professionel est évidemment suspendu. Certains joueurs professionnels du Stade
Rennais étant partis au front, c'est la génération des juniors qui prend la relève avec un certain Jean Prouff dans ses rangs.
- Saison 1942-1943 : Jean Prouff contre son gré est transféré au SC Fives. A l'époque, c'est la Fédération Française qui a
le pouvoir de transférer les joueurs. Toutefois, il reviendra au Stade Rennais la saison suivante.
Jean Batmale devient l'entraîneur du Stade Rennais. Il avait porté les couleurs de Rennes lors de sa carrière de joueur.
- Saison 1945-1946 : Le Championnat de France Professionnel reprend.
Le Stade Rennais avec dans ses rangs Prouff termine cinquième de la Première Division à huit points seulement du leader Lille.
- Saison 1947-1948 : Le Stade Rennais finit à la quatrième place de la Première Division avec Jean Grumellon. C'est Reims qui
est sacré Champion de France avec Prouff dans son effectif...
- Saison 1948 - 1949 : Rennes termine encore à la quatrième malgré un effectif peu flamboyant. Le tandem Grumellon-Combot fait
merveille.
L'entraîneur des Rouge et Noir n'est autre que François Pleyer.
- Saison 1949-1950 : Participant au Challenge de la Sarre (sorte de Coupe Européenne), les Rennais iront jusqu'à la finale de la
compétition mais perdront 4 à 0 face au FC Sarrebruck (Allemagne).
En Première Division, les Rouge et Noir termineront à la neuvième place. Toutefois, Jean Gourmellon finira meilleur buteur du championnat
avec 25 buts.
- Saison 1950-1951 : Après un début de saison étincelant, les Rouge et Noir termineront à la quatorzième place en Première
Division.
Le Stade Rennais connait encore des problèmes de trésorerie et la Ville de Rennes décide une nouvelle fois de lui accorder une
subvention de trois millions de francs !
Sixième décennie (1951-1960)
- 1er mai 1951 : Le SRUC fête ses cinquante ans.
Un match amical sera organisé et les Rennais le perdront 4-2 contre la formation de Charlton (Angleterre).
- Saison 1951-1952 : Les Scrucistes terminent à la quinzième place en Première Division.
En Coupe de France, les Rouge et Noir sont battus par Bordeaux au stade des quarts de finale de l'épreuve.
François Pleyer fera les frais des résultats sportifs du Stade Rennais et sera limogé. Il était l'entraîneur de Rennes depuis 1945.
- Saison 1952-1953 : Salvator Artigas devient l'entraîneur du Stade Rennais. Ancien joueur de Rennes, il quitte la Real Sociedad
(Espagne) pour occuper les fonctions d'entraîneur du SRUC.
Hélas, les Rennais finiront à la seizième place du Championnat de France. Le Stade Rennais se retrouve en barrage face à Strasbourg
qui envoyait les Bretons en Deuxième Division en les battant deux fois (3-1, 4-1).
- 1954-1956 : Les Rennais sont en Deuxième Division et y resteront trois saisons consécutives.
Lors de la saison 1955-1956, le Stade Rennais retrouve la Première Division grâce à son artilleur Espagnol, un certain José
Caeiro. Longtemps convoité, Antoine Cuissard était également de la montée qui avait signé l'été d'avant.
C'est Henri Guérin qui était l'entraîneur-joueur du Stade Rennais.
- Saison 1956-1957 : Les Rennais descendent de nouveau en Deuxième Division après avoir été battu aux barrages par
... Strasbourg.
- Saison 1957-1958 : Le Stade Rennais termine second de la Deuxième Division et retrouve l'élite. Antoine Cuissard
marquera 24 buts durant cette saison.
- Saison 1958-1959 : Toujours entraînés par Henri Guérin, le Stade Rennais termine à la douzième place au classement de la
Première Division.
Cependant, leur parcours en Coupe de France sera plus glorieux, mais les Rennais se font éliminer par Sochaux en demi-finale de
l'épreuve (1-2).
A la fin de la saison, Cuissard quitte le Stade Rennais pour Lorient. Pour renforcer son équipe, le Président du Stade Rennais
Girard recrute un certain René Cédolin qui remportera deux Coupes de France avec Rennes (1965, 1971).
- Saison 1959-1960 : Rennes finit quinzième du Championnat de France.
Cependant, son parcours en Coupe de France est plus glorieux.
- Saison 1960-1961 : Le Stade Rennais termine la saison à la 14ème place.
Antoine Cuissard revient au SRUC pour occuper le poste d'entraîneur.
Septième décennie (1961-1970)
- Saison 1961-1962 : Le Stade Rennais Université Club se classe à la 12ème place du Championnat de France.
- Saison 1962-1963 : Le Stade Rennais termine la saison à la 11ème place.
Durant cette saison, Marcel Loncle rejoint les Rouge et Noir.
- Saison 1963-1964 : Le Stade Rennais Université Club se classe à la 11ème place du Championnat de France.
Cuissard, l'entraîneur du Stade Rennais est démis de ses fonctions.
C'est Jean Prouff qui sera intronisé au poste d'entraîneur pour la saison suivante.
- Saison 1964-1965 : La première saison de Prouff aux commandes du club sera un moment historique pour Rennes.
Pour la première fois de son histoire, le Stade Rennais remporte la Coupe de France en battant Sedan
En championnat, les stadistes terminent à la 4ème place avec la meilleure attaque de la saison avec 67 buts.
- Saison 1965-1966 : Le Stade Rennais Université Club finira à la 6ème place en Première Division.
En Coupe de France, le tenant du titre se fera éliminer en huitième de finale.
En Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, l'aventure s'arrêtera dès le premier tour contre le Dukla de Prague. Au match aller,
les Rennais perdront à Prague (2-0) et feront match nul au retour (0-0).
- Saison 1966-1967 : Le Stade Rennais se classe à la 11ème place du Championnat de France.
En Coupe de France, les Rennais se hisseront en demi-finale.
A la fin de la saison, certains vainqueurs de la Coupe de France de 1965 quittent le club : Boutet, Dubaële, Jubert et Loncle ainsi
que Lamia, le gardien qui met un terme à sa carrière.
- Saison 1967-1968 : Le Stade Rennais termine à la 14ème place en Première Division.
Le nouveau cycle a du mal à prendre forme, malgré un recrutement de qualité dont le Champion Olympique Yougoslave, Sylvester Takac.
- Saison 1968-1969 : Face aux difficultés financières du club, Jean Rohou devient le nouveau Président du Stade Rennais.
Le Stade Rennais Université Club se classe à la 11ème place du Championnat de France.
- Saison 1969-1970 : Le Stade Rennais termine à la 14ème place de la Première Division.
En Coupe de France, le Stade Rennais échouera en demi-finale contre Saint-Etienne.
Ce ne sera que partie remise, puisque l'année d'après, le Stade Rennais Université Club remportera la deuxième Coupe de France de son
histoire.
- Saison 1970-1971 : Pour la deuxième fois de son existence, le Stade Rennais remporte la Coupe de France contre
Lyon (1-0) grâce à un but de André Guy sur pénalty.
Un parcours historique avec notamment l'élimination de Marseille en demi-finale de la Coupe de France au Stade de la Route de
Lorient.
En championnat, le Stade Rennais Université Club se classe à la 11ème place.
Huitième décennie (1971-1980)
- Saison 1971-1972 : Le Stade Rennais termine la saison à la 11ème place.
- 23 mai 1972 : Le Stade Rennais Université Club devient le Stade Rennais Football Club.
- Saison 1972-1973 : René Cédolin remplace Jean Prouff au poste d'entraîneur.
Au niveau du recrutement, Laurent Pokou arrive au Stade Rennais Football Club. Il deviendra un des joueurs les plus talentueux
que Rennes aura eu dans son effectif.
En Première Division, le Stade Rennais Football Club se hisse à la 10ème place.
- Saison 1973-1974 : Le Stade Rennais se classe à la 13ème place en championnat avec seulement deux points d'avance
sur le premier relégable.
- Saison 1974-1975 : Au mois de mars, le Président Lemoux décide de limoger Cédolin du poste d'entraîneur. Une décision
que M. Lemoux prendra seul sans l'avis des membres du bureau directeur. Une décision qui passera mal au niveau du vestiaire.
Frédo Garel reprend les clés de l'équipe première. Celui-ci fut déjà l'entraîneur du Stade Rennais de 1961 à 1964.
Le Stade Rennais est relégué en Deuxième Division en terminant à la 19ème place du Championnat de France avec 33 points (victoire à
deux points à l'époque).
- Saison 1975-1976 : Le Stade Rennais Football Club remonte en Première Division en finissant en tête du groupe A
avec 60 points.
- Saison 1976-1977 : Le déficit du club est colossal, il atteint plus de un million de francs.
Les joueurs doivent même se déplacer vers le Groupement pour toucher leur salaire.
La situation sportive du Stade Rennais devient critique, puisque le club descend en Deuxième Division en fin de saison en terminant
à la dernière place du championnat.
Le Président Lemoux quitte le club de son plein gré face aux difficultés de celui-ci. Toutefois, celui-ci aura eu la particularité
d'avoir fait entrer dans l'administration du club un certain François Pinault.
Alfred Houget devient le nouveau Président du Stade Rennais en mai 1977. Faisant partie d'un Comité de sauvegarde avant son
intronisation aux commandes du Stade Rennais, il décide avec l'aval de ses subalternes de reprendre le passif du club.
Grâce à l'équipe de M. Houget, la ville dont le maire n'est autre que Edmond Hervé décide de prêter de l'argent au club de la ville.
- Saison 1977-1978 : Toutefois, le problème n'est pas clos. Le déficit du club atteint les trois millions de francs.
En novembre, les joueurs professionnels du Stade Rennais décide de faire grêve lors d'un match du Championnat de France de Deuxième
Division à Lille. Ce sont les joueurs amateurs du club qui joueront le match.
Toutes les solutions sont abordées pour ne pas entériner la mort du Stade Rennais Football Club. Certains membres du club pensent
qu'il serait préférable d'abandonner le statut professionnel pour celui d'amateur. Ce qui aurait amené le Stade Rennais en District
(l'équivalent de la Sixième Division aujourd'hui).
La mort du club est annoncée dans certains médias. Le Président Houget décide contre toute attente de déposer le bilan non pas au
Tribunal de Grande Instance, mais au Tribunal de Commerce de Rennes.
Grâce à cette initiative du Président Houget, le club obtient un sursis. Un plan de licenciement est mis en place au sein du club.
Recruteur et ancien entraîneur du Stade Rennais, Cuissard est licencié. De même que Dubaële, vainqueur de la Coupe de France 1965.
Le club est contraint également de vendre ses meilleurs joueurs : Jean-Luc Arribart et Patrick Delamontagne sont conviés de rejoindre
Laval, Pierrick Hiard est transféré à Bastia.
Les supporters du Stade Rennais décident de créer un fonds d'investissement afin de recueillir de l'argent pour aider leur club.
Celui s'appelera le "Club des 2000".
En Deuxième Division, le Stade Rennais se maintient en accrochant la 12ème place du groupe B.
- Saison 1978-1979 : Toujours en Deuxième Division, les Rouge et Noir terminent à la 7ème place.
Du coté des coulisses, le "Club des 2000" (l'association des supporters rennais) permet au Stade Rennais de recruter
Daniel Thoirain et de lui payer son salaire. Tous les mois, l'association versera la somme de 8 000 francs au club.
Pokou fait son retour au Stade Rennais après une escale à Nancy au coté d'un certain Michel Platini.
L'arrivée de l'Ivoirien se fait grâce encore au "Club des 2000".
Enfin, le Stade Rennais obtient l'autorisation de continuer sous le statut professionnel.
- Saison 1979-1980 : Le Stade Rennais Football Club termine à la seconde place du groupe A de la Deuxième Division.
Pour monter à l'échelon supérieur, les Rennais doivent passer un tour de barrage contre l'Olympique Avignonnais en match aller-retour.
A l'aller, les deux formations se quitteront sur un match nul et vierge (0-0) au Parc des Sports de la Route de Lorient. Au retour,
le Stade Rennais sera battu (3-2).
Neuvième décennie (1981-1990)
- Saison 1981-1982 : La situation du Stade Rennais est précaire en Deuxième Division. Au soir de la 11ème journée,
les stadistes sont derniers.
Toutefois, les joueurs de Pierre Garcia - entraîneur de Rennes - se ressaisissent et finissent la saison à la 4ème place.
- Saison 1982-1983 : Le Président Dimier intronise Jean Vincent à la tête de l'équipe première de Rennes.
Le Stade Rennais remonte en Première Division au prix d'une saison éblouissante qui les verront terminer en tête du groupe A.
Pour l'histoire, Rennes rencontrera Toulon - le premier du groupe B - en match des champions. A l'aller, les Bretons iront gagner
dans le Sud de la France (0-1) et seront tenus en échec à domicile (2-2).
Le Stade Rennais est Champion de France de Deuxième Division.
Cependant, ce résultat et son retour en Première Division sont occultés par la fin de la suprématie régionale du Stade Rennais. En
effet, depuis quelques années des clubs comme Nantes, Laval voir le Stade Brestois ont des résultats plus réguliers que ceux des Rouge
et Noir. Pour retrouver ses plus belles heures, la municipalité de Rennes lui accorde une nouvelle subvention.
- Saison 1983-1984 : Pour son retour dans l'élite, Jean Vincent adresse une liste de joueurs qu'il souhaite engager
au Président Dimier. Sur cette liste figure le nom de... Pierre Dréossi. Néanmoins, Dréossi ne viendra pas mais le club recrute Yannick
Stopyra qui jouera la Coupe du Monde 1986. Pierrick Hiard retrouve sa Bretagne et les buts rennais après son départ à Bastia en 1978.
Hélas, ce recrutement ne permettra pas à Rennes de se maintenir en Première Division. Le Stade Rennais terminera 20ème et dernier du
classement.
Jean Vincent sera évincé de ses fonctions par la suite. Pierre Mosca devient alors le nouvel entraîneur du Stade Rennais pour la
prochaine saison. Vainqueur de la Coupe de France 1965, Marcel Loncle devient directeur sportif.
- Saison 1984-1985 : La saison en Deuxième Division démarre sur les chapeaux de roues et se termine sur la troisième
place qui leur permet de disputer le pré-barrage.
Face à Saint-Etienne, le Stade Rennais se qualifiera pour les barrages en les battant (0-2).
En barrage, le Stade Rennais rencontrera Mulhouse. Le match aller met pratiquement fin aux espoirs des hommes de Mosca, puisque
Rennes est battu au Parc des Sports de la Route de Lorient (0-1). Cependant, les Rennais trouveront les ressources nécessaires
pour battre Mulhouse au match retour (2-4).
Grâce à cette victoire, les Rouge et Noir accèdent à la finale des barrages contre Rouen. Au match aller, le Stade Rennais sera
défait sur le terrain de Rouen (0-1). Au retour, Rennes l'emportera sur le même score. Les prolongations ne donnant rien, les
deux formations doivent en venir aux tirs aux buts. Pierrick Hiard, le gardien du Stade Rennais sera le héros de la soirée en
détournant deux pénaltys et par conséquent envoyer les siens en Première Division.
- Saison 1985-1986 : En Première Division, le Stade Rennais se maintient en se classant à la 13ème place.
En Coupe de France, l'aventure du Stade Rennais se terminera aux portes des demi-finales. Marseille prend sa revanche de 1971
en les éliminant à leur tour de la compétition.
- Saison 1986-1987 : Le Stade Rennais descend en Deuxième Division. Une saison catastrophique pour le club qui
perdra à 26 reprises en 38 matchs.
En milieu de saison, le Président Dimier rend son tablier et M. Soucaret lui succède.
Même constat pour Mosca qui est limogé du poste d'entraîneur du Stade Rennais. Patrick Rampillon - aujourd'hui le directeur du
Centre de Formation - prendra les rennes de l'équipe première.
- Saison 1987-1988 : L'équipe dirigeante souhaite repartir sur de nouvelles bases en Deuxième Divison. Pas moins
de... 19 joueurs quittent les Bords de la Vilaine contre 17 qui feront le chemin inverse !
Edmond Hervé, le maire de la ville de Rennes décide d'accorder une nouvelle subvention au club. De plus, la municipalité
décide de transformer l'Association Stade Rennais Football Club en Société d'Economie Mixte (SEM). Un nouveau cap pour le club
qui portera ses fruits dans les années futures.
Raymond Kéruzoré devient l'entraîneur du Stade Rennais.
A l'issue de cette saison, Rennes terminera à une logique 10ème place au vue du renouvellement de l'équipe.
En Coupe de France, les Rennais sont éliminés une nouvelle fois par... Marseille en quart de finale.
- Saison 1988-1989 : Au niveau du recrutement, la stabilité est de rigueur au Stade Rennais. Néanmoins,
Patrick Delamontagne revient à Rennes. Déjà passé sous les couleurs Rouge et Noir de 1974 à 1978, il rejoint son jeune
frère Laurent qui est au Stade Rennais depuis 1984.
Le Stade Rennais termine à la 3ème place du groupe B de la Deuxième Division.
Qualifié pour le pré-barrage, Rennes se fera éliminer par Nîmes sur la plus petite des marges (0-1). Le Stade Rennais ne
remontera pas cette année en Première Division.
- Saison 1989-1990 : Emmené par son buteur Néerlandais, Erick Van Der Boogaard qui marquera 20 buts dans
la saison. Le Stade Rennais accède à la Première Division en se classant en tête du groupe B.
Lors du match des champions, les Rennais s'inclineront à l'aller comme au retour face à Nancy (0-1, 0-1).
- Saison 1990-1991 : Le buteur du Stade Rennais, Van Der Boogaard quitte le club au grand regret de Kéruzoré.
Il est remplacé par François Oman-Biyik, qui sort tout juste de la Coupe du Monde 1990 où il fut l'auteur du but vainqueur lors du
match d'ouverture contre l'Argentine de Diego Maradona.
Le Stade Rennais terminera à la dernière place du Championnat de France. Le club est de nouveau relégué en Deuxième Division.
Mais coup de tonnerre ! Le Stade Rennais est repêché suite aux problèmes financiers de Brest et de Nice épinglés par la Direction
Nationale de Contrôle de Gestion.
Raymond Kéruzoré est remplacé au poste d'entraîneur par Didier Notheaux, ancien joueur du Stade Rennais de 1976 à 1977.
Dixième décennie (1991-2000)
- Saison 1991-1992 : Recrutement ambitieux du Stade Rennais avec l'arrivée de Balthazar et de l'émergence de Jocelyn
Gourvennec formé au club.
Toutefois, le Stade Rennais lorgne toute la saison avec les places de relégation. Les Rouge et Noir terminent à la 18ème place, qui
leur permettent de disputer les barrages - contre Strasbourg - pour sauver leur place en Première Division.
Au match aller au Parc des Sports de la Route de Lorient, les Rennais feront match nul face à Strasbourg (0-0). Mais au retour,
le Stade Rennais sera défait (4-1). C'est Le Dizet qui marquera le seul but de Rennes d'une frappe magnifique dans la lucarne de
Sansone, le gardien Alsacien.
Rennes est relégué en Deuxième Division.
La situation de Rennes n'a pourtant pas empêché la municipalité d'accorder de nouvelles subventions au club. Une en milieu de
saison et une autre en fin de saison. Le déficit du club est estimé à 28 millions de francs !
- Saison 1992-1993 : En Deuxième Division, le Stade Rennais se classe 2ème du groupe B.
Cela leur permet de disputer le pré-barrage contre Nice. Les Rennais viendront à bout des Niçois au bout de 120 minutes
de jeu (1-0 a.p).
Hélas, Cannes éliminera les Bretons lors du prochain tour en les battant tout d'abord Route de Lorient (0-1) et en
les assommant au retour (0-3).
Le retour en Première Division est une nouvelle fois retardé.
- Saison 1993-1994 : Michel Le Milinaire arrive au poste d'entraîneur.
Celui-ci doit faire avec les peu de moyens du club et s'appuyera sur la formation du Stade Rennais. Pierre-Yves André,
Laurent Huard, Ulrich Le Pen et Sylvain Wiltord s'installent en équipe première au coté de Gourvennec.
Du coté de l'administration, François Pinault fait son retour au club. Il devient le sponsor principal du Stade Rennais.
Au niveau du Championnat de France de Deuxième Division, le Stade Rennais termine 2ème à un seul point du leader Nice. Mais cela
suffit aux Rouge et Noir de remonter en Première Division.
A l'issue de la saison, Gourvennec - meilleur buteur du club cette saison avec 14 buts - sera élu par l'hebdomadaire France Football,
le meilleur joueur de Deuxième Division.
- Saison 1994-1995 : En Première Division, le Stade Rennais se maintient en terminant à la 13ème place du classement.
Au niveau du recrutement, Rennes fera une bonne pioche en attirant le Suisse Marco Grassi sur les Bords de la Vilaine.
Cette saison là, le Stade Rennais fera le spectacle à domicile avec des victoires fleuves contre Caen (5-0), Martigues (5-1)
mais particulièrement contre le Paris SG (4-0) avec des buts de Carteron, Gourvennec et Grassi.
- Saison 1995-1996 : Au soir de la 38ème et dernière journée de championnat, le Stade Rennais se classera à la 8ème
place, juste derrière le FC Nantes.
Le public rennais sera encore gâté par le spectacle avec des victoires face à Bordeaux (4-3), Guingamp (3-0 avec un triplé de
Grassi) et Saint-Etienne (3-0 avec un doublé de Wiltord et un but de Grassi).
Wiltord termine meilleur buteur du club avec 15 buts.
Pour la première fois de son histoire, le Stade Rennais se qualifie pour la Coupe Intertoto.
- Saison 1996-1997 : A cause de la limite d'âge fixée à 65 ans, Le Milinaire rend son tablier et c'est Yves Colleu
qui est promu entraîneur du Stade Rennais.
Grassi est transféré à Monaco. Pour remplacer le buteur Suisse, le Stade Rennais obtient le prêt de Stéphane Guivarc'h qui
arrive d'Auxerre.
En Coupe Intertoto, le Stade Rennais tombe dans le groupe de l'Hapoël Tel-Aviv (Israël), Lucerne (Suisse), Segesta (Croatie)
et le club danois d'Orgryte. Le Stade Rennais ne gagnera qu'un seul match de son groupe à Tel-Aviv (0-2) grâce à un doublé de Guivarc'h.
Durant cet été, deux jeunes joueurs du Stade Rennais sont sacrés Champion d'Europe Juniors. Il s'agit de Yoann Bigné et de
Mickaël Silvestre.
En Première Division, le Stade Rennais vivra une saison difficile, puisqu'ils termineront à la 16ème place à trois points
seulement du premier relégable.
Rennes ne gagnera aucun match à l'extérieur cette saison. Toutefois, les Rennais gagneront des matchs prestigieux face à
Auxerre (1-0) grâce à un but de... Guivarc'h prêté par les visiteurs cette saison là. Heureux d'avoir été jouer un bien mauvais
tour à son club, il allait célébrer son but devant le banc de touche Auxerrois en ordonnant à Guy Roux de se lever pour... fêter
son but. Le Stade Rennais se distinguera également par sa victoire contre Marseille (4-2) grâce à un triplé de Guivarc'h et
un but de André.
Avec 22 réalisations, Guivarc'h sera sacré meilleur buteur du Championnat de France, juste devant Japhet N'Doram et Sonny
Anderson. Une consécration qui sera minime par rapport à la Coupe du Monde remporté avec l'Equipe de France, l'été prochain.
- Saison 1997-1998 : François Pinault décide cette saison là de s'impliquer pleinement à la vie du club.
Il devient pratiquement actionnaire majoritaire du club.
Guivarc'h retourne à Auxerre après son prêt d'une année à Rennes. L'objectif de cette saison est de se maintenir.
Avant la dernière journée de championnat, le Stade Rennais (33 points) est à la lutte avec Guingamp (32 points)pour ne
pas descendre en Deuxième Division . Rennes reçoit Toulouse pour cette dernière journée et les Guingampais se déplacent à
Cannes qui est déjà condamné. Guingamp fait le travail et mènent au score sur la Côte d'Azur (1-3) tandis que les Rennais
souffrent pour venir à bout des Toulousains. Nous jouons le dernier quart d'heure de jeu et Rennes est tenu en échec sur
sa pelouse. M. Silvestre s'échappe coté gauche et adresse un centre pour Kaba Diawara - tout juste arrivé du mercato
hivernal - qui trompe Gnanouhan, le gardien de Toulouse. Le Stade de la Route de Lorient est en feu et aidera son équipe
à tenir le score.
Le Stade Rennais se maintient en Première Division.
Nicolas Goussé terminera meilleur buteur du club avec 8 buts.
- Saison 1998-1999 : Au niveau du recrutement, le Stade Rennais réalise un joli coup avec le transfert
de Shabani Nonda qui arrive du FC Zurich (Suisse). Il devient le plus gros transfert du Stade Rennais avec ses 20 millions
de francs. David Sommeil arrive de Caen et deviendra par la suite un des meilleurs défenseurs centraux du Championnat
de France. Cédric Bardon, Christophe Revault sont également recrutés. Christophe Le Roux arrivera lui de Nantes au
mercato hivernal, lui qui avait marqué le but vainqueur du derby Rennes - Nantes (2-3) quelques semaines plus tôt.
Paul Le Guen devient l'entraîneur du Stade Rennais et remplace Colleu qui deviendra son adjoint.
Le Stade Rennais réalise une de ses plus belles saisons en Première Division en terminant à la 5ème place avec 59
points. Après s'être installé plusieurs fois sur le podium, le club est toujours en course pour une place en Ligue des
Champions lors de la dernière journée mais la défaite à Auxerre (2-0) annihilera les espoirs de Rennes.
Rennes se qualifiera néanmoins pour la Coupe Intertoto
Une saison éblouissante qui sera marquée par des faits d'arme comme cette victoire à Lyon (1-2) au mois d'avril. Ce soir
là, le Stade Rennais effectuera un match de haute volée. Sur une frappe de Sommeil aux vingt mètre, le ballon ricochait
sur le poteau de Coupet mais Bardon opportuniste ouvrait le score. Les Rennais tenaient et allaient doubler la mise par
Nonda, qui d'un pénalty plein de sang prenait à contre-pied Coupet, le gardien Lyonnais. S'ensuit une fin de match
épique, Revault le gardien de Rennes se blesse suite à une mauvaise réception. La situation se complique, puisque Le
Guen a déjà éffectué ses trois changements. L'attaquant du Stade Rennais Goussé prend les gants. Malgré ses efforts,
Lyon réduira le score en fin de match sur un coup de tête de Cocard. Les Rennais par cette victoire devant les caméras
de Canal + marqueront les esprits.
En fin de saison, François Pinault devient l'actionnaire majoritaire du Stade Rennais avec 66,66 % des actions.
Le club a le statut de Société Anonyme à Objet Sportif (SAOS). Le club devient un club à capitaux privés.
- Saison 1999-2000 : Le Stade recrute Christian Bassila et El Hadji Diouf en ce mercato estival.
La saison démarre par la Coupe Intertoto, les Rennais doivent affronter l'Austria Lustenau (Autriche). A l'aller,
Rennes ira faire un match nul en Autriche (2-2) avant de les battre au retour (1-0) sur un but de Bigné.
Au prochain tour, les Rennais reçoivent l'Austria Vienne (Autriche) et font la différence d'entrée à domicile (2-0).
Au retour, les Rouge et Noir feront match nul en Autriche (2-2).
Pour la finale de la Coupe Intertoto, le Stade Rennais se retrouve face à l'ogre de la Juventus Turin (Italie).
Au match aller, Rennes fera jeu égal avec les Turinois. Stéphane Grégoire trouve même la barre dans les dix premières
minutes du match. Hélas, même dans un jour sans, les grands clubs savent faire la différence à tout instant. Fillipo
Inzaghi inscrira un doublé dans ce match et offrira la victoire aux siens (2-0).
Au retour, les Bretons ne se font pas d'illusions face à la formation de Zinedine Zidane. Pourtant, Diouf ouvre le
score sur un service de Bardon. Les espoirs naissent mais seront de courte durée. Antonio Conte d'un coup de tête
égalisait et les Italiens déroulaient par la suite. A vingt minutes de la fin, Gianluca Zambrotta mettait fin aux
illusions de Rennes en trompant Grégory Malicki, le gardien Breton. Toutefois, Rennes égalisait dans le temps additionnel
par Nonda. Une belle réaction pour un beau parcours, mais la montagne était trop immense face à la Juventus Turin.
En championnat, les choses ne se déroulent pas comme prévues. Rennes est contraint de jouer une nouvelle fois un match
couperet lors de la dernière journée. Face à Metz, le Stade Rennais est obligé de l'emporter pour se sauver. A la mi-temps,
les Rouge et Noir
Le Stade Rennais se maintient en se classant à la 13ème place à seulement un point du... 16ème, le premier relégable.
sont relégables mais Bigné et Christophe Le Roux marqueront juste après la pause les deux buts du Stade Rennais.
- Saison 2000-2001 : Le Stade Rennais fait fureur sur le marché des transferts. Lors du mercato estival, les noms de
Mateja Kezman voir de Jan Köller sont avancés pour remplacer Shabani Nonda transféré à hauteur de 120 millions de francs à Monaco.
Contre toute attente et alors que les dirigeants de Marseille sont en bonne voie pour recruter Severino Lucas, celui-ci s'engage au
Stade Rennais pour 140 millions de francs. Il est alors présenté comme "le futur Ronaldo". Le buteur Argentin, Mario Hector Turdo
s'engage lui pour 70 millions de francs. Deux autres joueurs brésiliens se poseront sur Rennes, il s'agit d'un certain Luis Fabiano
- aujourd'hui au FC Séville et considéré comme un des meilleurs attaquants du continent européen - et du milieu de terrain
Vander. Le Stade Rennais recrute aussi français avec les arrivées de Phillipe Delaye de Montpellier, Olivier Echouafni de
Strasbourg et de Cyril Chapuis de Niort.
Mais sensation sur le marché des transferts, le Stade Rennais arrive à attirer un Champion du Monde 1998 en la personne de
Bernard Lama qui gardera les buts du club toute la saison.
Malgré un recrutement onéreux, le Stade Rennais lorgne avec les places de relégation. L'avenir de Le Guen sur le banc rennais
est contesté. Avant un déplacement à Paris (18ème journée), les médias pensent que ce match sera le dernier de Le Guen. Une
défaite et la direction rennaise remerciera son entraîneur. Christian Gourcuff - qui sera l'entraîneur de Rennes, l'an
prochain - est ce soir là dans les tribunes du Parc des Princes pour suivre le match. Toutefois, malgré les défaveurs du
pronostic, le Stade Rennais gagne à Paris (0-1) sur un but plein de sang-froid de Chapuis et sauve le technicien Breton.
S'ensuit une autre saison, le Stade Rennais terminera à la 6ème place. Une saison tronquée par un début de saison difficile
et un parcours chaotique à domicile (seulement 6 victoires en 17 matchs), mais avec de belles victoires comme à Marseille
(0-1, 14ème journée), à Paris (0-1, 18ème journée), à Monaco (1-2, 21ème journée) grâce à des buts de Le Roux et de Echouafni
et à Guingamp entraîné alors par... Guy Lacombe (1-6) sur des buts de Delaye, Lucas, Echouafni, Chapuis et Dominique Arribagé.
Le Stade Rennais se qualifie donc une nouvelle fois pour la Coupe Intertoto. Un bon classement, mais le club est critiqué
par son recrutement et surtout par les sommes dépensées pour Lucas et Turdo.
Onzième décennie (2001-2010)
- Saison 2001-2002 : Paul Le Guen n'est plus l'entraîneur du Stade Rennais. C'est Christian Gourcuff qui
prendra place sur le banc de Rennes avec pour objectif de mettre en place une philosophie de jeu au club. Le recrutement
est plus raisonnable avec les arrivées successives du gardien expérimenté Eric Durand, du latéral gauche Arnaud Le Lan, de
l'attaquant de Nantes Olivier Monterrubio et d'un pari sur l'avenir en la personne de Frédéric Piquionne en provenance de
Nîmes. Un certain Etienne Didot débutera en professionnel lors d'un Rennes - Paris SG (1-2, 21ème journée) en rentrant en
cours de match à la place de Le Roux.
En Coupe Intertoto, le Stade Rennais passe le premier tour au détriment du FC Synot (République Tchèque) en les assommant
5 à 0 au match aller avec notamment un doublé de Piquionne dans les dernières minutes de la rencontre. Au retour, les
Rennais se feront quelques frayeurs en perdant 4 à 2.
Rennes se mesurera au prochain tour à une formation plus confirmée, puisque c'est Aston Villa (Angleterre) qui se présentera
Route de Lorient. Au terme d'un match de haut niveau, les Rennais prennent rapidement les devants avec un but de Lucas qui
prend à contre-pied le gardien adverse. Les Rouge et Noir doubleront la mise par Chapuis idéalement servit par Piquionne rentré
quelques instants plus tôt. Cesar, le défenseur brésilien de Rennes, hauteur d'une belle prestation en défense centrale sortait
sous une standing ovation du public stadiste. Dans le temps additionnel, Aston Villa réduira la marque par Boateng. Un but qui
vaudra et comptera cher par la suite.
Au retour, les Rennais feront plus que jeu égal avec Aston Villa. Hélas, les Rennais prennaient un but d'entrée par l'attaquant
Dublin qui ajustait Durand de près. Les joueurs de Gourcuff feront le maximum pour revenir, mais en vain. L'aventure européenne
s'arrêtait là pour le Stade Rennais.
En championnat, Rennes démarre difficilement avec une défaite à domicile contre Auxerre (0-5), et une défaite à Sochaux (4-3)
lors des deux premières journées. Le Stade Rennais se reprend et bat successivement Monaco (3-0) et Bordeaux (1-0) grâce à
des réalisations de Monterrubio. Le Stade Rennais recrute au mercato hivernal Laurent Batlles, Toifilou Maoulida et Olivier
Sorlin. Toutefois, la saison sera délicate et les Bretons se sauveront grâce à une fin de saison remarquable notamment à
domicile en battant notamment Marseille (2-1, 29ème journée) sur des buts de Arribagé et de Piquionne, et Lille
(4-0, 31ème journée) grâce à un doublé de Sorlin et un but de Arribagé et de Maoulida en fin de match. Le Stade Rennais
terminera 12ème avec 41 points
Avec 8 réalisations, Monterrubio sera le meilleur buteur du Stade Rennais en championnat.
En Coupe de France, Rennes se fera éliminer à domicile face à Lorient (1-2) lors des 16ème de finale.
En Coupe de la Ligue, le Stade Rennais se fera éliminer une nouvelle fois par Lorient en demi-finale (1-0).
- Saison 2002-2003 : Christian Gourcuff est remercié et Phillipe Bergeroo devient le nouvel entraîneur du
Stade Rennais. Un nouvel organigramme est mis en place au sein du club. Pierre Dréossi endosse le rôle de manager général.
Au niveau du recrutement, le Stade Rennais enrôle Petr Cech en provenance du Sparta Prague et Champion d'Europe Espoirs, quelques
semaines plus tôt. Sinon, les dirigeants rennais feront signer Gabriel Loeschbor, Andres Fleurquin et Georgi Ivanov. Alexander
Frei, Frédéric Jay et Cyril Jeunechamp arriveront eux soit en cours de saison, soit au mercato hivernal.
Malgré une bonne préparation, le début de saison du Stade Rennais est catastrophique. Le club est dernier au soir de la 7ème
journée après leur cinquième défaite de la saison à Lens. Il faudra attendre la 8ème journée pour voir la première victoire
des Rouge et Noir en championnat face à Nantes (1-0) grâce à un but de Arribagé, qui après un cafouillage dans la surface
adverse poussait le ballon dans le but. Toutefois, après une énième défaite contre Lyon (0-1, 10ème journée). Bergeroo est
congédié seulement quatre mois après son arrivée et est remplacé par Vahid Halilhodzic, qui accepte la requête de la famille
Pinault. A savoir sauver le club de la relégation.
L'effet Halilhodzic ne se fait pas attendre et dès son premier match à la tête de l'équipe première, le Stade Rennais gagne
à Sedan (1-3, 11ème journée) grâce à des buts de Piquionne, Maoulida et d'un but magnifique de Maktar N'Diaye. Toutefois la
mission semble irréalisable tant le mal est profond, Rennes ne marquera aucun but de la 12ème à la 16ème journée. Contre
tout attente, le Stade Rennais réalise une série de cinq victoires consécutives après des victoires à domicile contre
Lille (5-1, 17ème journée), Paris SG (1-0, 19ème journée) et Guingamp (2-1, 21ème journée) et deux succès à l'extérieur
à Strasbourg (1-3, 18ème journée) et à Troyes (0-1, 20ème journée). L'osmose est telle que François Pinault en personne
au soir de la victoire contre le Paris Saint-Germain se jette dans les bras de Halilhodzic. Entraîneur à poigne, il ne laisse
rien passer comme à la veille du match à Strasbourg où il surprend Lamine Diatta et Anthony Réveillère en train de jouer à la
console vers les 02h00 du matin. Il les renvoye à Rennes ! La méthode est peut-être un peu rude, mais les résultats sont là.
Le Stade Rennais jouera à se faire peur tout le reste de la saison et sauvera sa tête lors la dernière et 38ème journée de
Ligue 1 contre Montpellier (3-1) grâce à un doublé de Monterrubio et un nouveau but de Piquionne.
Grand artisan du maintien, Piquionne termine meilleur buteur du club avec 10 réalisations.
En Coupe de France, le club est éliminé au stade des demi-finales par Auxerre (2-1). Menés au score par un but de D. Cissé,
les Rennais égalisaient par Sorlin. Réduits à dix après l'expulsion de Maoulida, les Bretons qui maîtrisaient le match se
faisaient surprendre par D. Cissé. Il profitait d'une bévue de Cech pour marquer le but victorieux dans les dernières minutes
de la rencontre.
En Coupe de la Ligue, Rennes est éliminé lors des 16ème de finale à Gueugnon (1-1, 5-3 aux tab).
Au niveau du centre de formation, le Stade Rennais remporte la Coupe Gambardella face à Strasbourg (4-1) au Stade de France.
C'est la deuxième fois de son histoire que Rennes remporte cette compétition.
- Saison 2003-2004 : Halilhodzic ne continue pas l'aventure avec le Stade Rennais, malgré la volonté du club
et surtout de la famille Pinault. Laszlo Bölöni devient l'entraîneur de Rennes.
Au niveau du marché des transferts, la politique du club continue à s'orienter vers des arrivées peu coûteuse. Abdeslam Ouaddou
arrive libre de tout contrat de Fulham (Angleterre), tout comme Grégory Vignal et Tony Vairelles. Seul Cédric Barbosa arrivant de
Montpellier nécessitera un transfert. Au mercato hivernal, le Suédois Kim Källström pose ses valises sur les Bords de la Vilaine.
Le Stade Rennais terminera à la 9ème place du classement de Ligue 1. Le public de la Route de Lorient aura été une nouvelle fois
gâté avec des matchs d'une rare intensité. Comme ce soir de mars 2004 où le Stade Rennais reçoit Marseille. Après un match
magnifique, les Rennais viendront à bout des Phocéens grâce à un quadruplé de Alexander Frei. Lors des deux derniers matchs
de la saison, les Rouge et Noir iront gagner à Monaco (1-4) récent finaliste de la Ligue des Champions et survoleront les débats
face à Montpellier (4-0). Ce match permettra au jeune Jimmy Briand de marquer son premier en Ligue 1 en reprenant un centre de
Monterrubion et sera le dernier pour Cech, qui sera transféré à Chelsea (Angleterre).
A noter que lors de cette saison, Gourcuff jouera son premier match en professionnel contre Auxerre (0-2, 23ème journée) en
remplaçant Barbosa dans le dernier quart d'heure.
En Coupe de France, les Rennais sont stoppés en quart de finale face à leur ennemi juré, le FC Nantes. Les Rouge et Noir
seront battus à la Beaujoire sur le score de 3 à 2. Les deux buteurs stadistes étant Barbosa et Didot.
En Coupe de la Ligue, le Stade Rennais est éliminé en seizième de finale à Auxerre (1-0).
- Saison 2004-2005 : Au niveau du recrutement, le Stade Rennais recrute en défense : Adailton qui arrive du
club de Vitoria de Bahia (Brésil), Jean-Joël Perrier-Doumbé en provenance d'Auxerre libre de tout contrat. Au milieu, les
dirigeants rennais recrute Dudu Cearense qui ne restera que quelques mois en Bretagne. Arrivé en prêt pour six mois le
dernier jour du mercato estival, le 31 août. Il signera au CSKA Moscou (Russie) avant la fin de son prêt. En attaque,
le Croate Ivica Mornar est prêté une saison à Rennes par le club de Portsmouth (Angleterre). Au poste de gardien de but,
le Stade Rennais fait signer l'international suédois Andreas Isaksson auteur d'un Championnat d'Europe de haut niveau quelques
semaines avant.
Le championnat démarre en trombe pour le Stade Rennais lors de cette première journée. Rennes reçoit le Paris Saint-Germain
et fait plutôt bonne figure. Sorlin d'une frappe limpide - qui touche les deux poteaux avant de rentrer - ouvrait le score.
Sur l'engagement, les Parisiens perdaient le ballon qui revenait dans les pieds de Monterrubio. D'une ouverture lumineuse,
Frei se présentait face à Alonzo et doublait la mise d'un but plein de sang-froid. Le buteur Suisse s'en allait narguer
Vahid Halilhodzic qui était l'entraîneur de Paris. Il est vrai que lors de son passage à Rennes, le coach bosniaque avait
très peu fait confiance à Frei. Avant la demi-heure de jeu, le Stade Rennais pouvait tuer le match mais Monterrubio manquait
son pénalty. Le PSG réagissait par Pauleta et les Rouge et Noir gardaient leur avantage. Le potentiel se faisait sentir du
coté du club, mais il fallait attendre la deuxième partie de saison pour le mesurer. Au prix d'un parcours exceptionnel à
domicile (8 victoires consécutives), les Rennais pouvaient espérer accrocher l'Europe par le biais du championnat. Lors de
l'avant dernière journée, le Stade Rennais reçoit Strasbourg et ne fera pas de détail (4-0). Maoulida et Källström ouvre et
clos les débats. Frei marquera son vingtième but de la saison en reprenant un centre de la droite de Sorlin pour fusiller
de la tête le gardien adverse. Didot sera également de la fête et marquera son premier but en Ligue 1 d'un petit pointu
qui fera son plus grand bonheur. Pour cette dernière journée, Rennes joue sa place européenne au Parc des Princes. Les hommes
de Bölöni seront défaits 1-0 sur un but de Pauleta. Le Stade Rennais n'est plus maître de son destin et doit attendre les
résultats de Marseille et Saint-Etienne qui se déplaçaient respectivement à Bordeaux et Monaco. Les deux équipes sont tenus
en échec et les Rouge et Noir
Avec 20 réalisations, Frei est sacré meilleur buteur de Ligue 1.
En Coupe de France, le Stade Rennais est éliminé en huitième de finale par Monaco (0-1 a.p) au Stade de la Route de Lorient.
En Coupe de la Ligue, le Stade Rennais est éliminé en seizième de finale par Auxerre (1-1, 3-5 tab) une nouvelle fois à domicile.
- Saison 2005-2006 : Le Stade Rennais investit sur le marché des transferts en obtenant la signaure de John Utaka
en provenance de Lens. En défense, Alain Rochat arrive libre de tout contrat du FC Zurich et un nouvel international Suédois en
la personne de Erick Edman viendra garnir l'effectif rennais. En attaque, Youssouf Hadji rejoint Rennes et Bölöni qu'il avait
cotoyé à Nancy. Au mercato hivernal, John Mensah renforcera le secteur défensif du Stade Rennais avec le succès que l'on sait.
En championnat, Rennes veut jouer les premiers rôles. Hélas, les Rouge et Noir perdent quatre de leurs cinq premiers matchs
de la saison en encaissant la bagatelle de 16 buts. Bölöni est contesté, mais la direction rennaise choisissent la stabilité.
La situation s'améliore par la suite sans pour autant que le Stade Rennais sorte la tête de l'eau au soir de la trêve hivernale.
Le début de la phase retour débute par un déplacement à Nantes. Ce soir là, Rennes après 41 ans de disette s'en va battre le voisin
régional. Didot marque le premier but rennais en battant Landreau. Juste après l'ouverture du score, les Nantais obtenaient un
pénalty. Keserü s'élançait, mais Simon Pouplin détournait le ballon. Après la pause, Utaka au prix d'un action de funambule
trompait d'un but magnifique le gardien adverse. Cette victoire allait lancer la saison de Rennes. De la 27ème à la 34ème journée,
le Stade Rennais gagnait ses huit matchs consécutifs avec notamment une victoire qui allait faire parler du club. Nous sommes
au soir de la 28ème journée, Rennes se déplace chez l'ogre lyonnais adversaire la même semaine du PSV Eindhoven en quart de finale
de la Ligue des Champions. Les hommes de Bölöni repartiront de Gerland avec une victoire tonitruante (1-4) grâce à un triplé de
Utaka déjà auteur du même nombre de buts la semaine d'avant contre Lens. Gourcuff inscrira l'autre but de la soirée. Lors de cette
fin de saison, le Stade Rennais est toujours en course pour une place en Ligue des Champions. Hélas, celle-ci se traduira par
l'inexpérience de la formation rennaise. Lors de la 35ème journée, Rennes se déplace à Nice. Le début de match est difficile
et Bellion pour les Azuréens ouvre le score en battant Isaksson de près. Contre le cours du jeu, Utaka parvient à égaliser
juste avant la mi-temps. Dans le temps additionnel alors que la maîtrise du match était du coté des stadistes, les rennais
se font surprendre sur un coup de pied arrêté. Abardonado d'une reprise exceptionnelle expédiait le ballon dans la lucarne
de Isaksson (2-1). On attendait une réaction de la part du Stade Rennais lors de la prochaine journée lors de la réception
du Paris Saint-Germain. La domination des Rouge et Noir est totale et se concrétise à vingt minutes de la fin sur un
pénalty de Källström. On se dirige tout droit vers une victoire de Rennes, mais Kalou égalise dans le temps
additionnel (1-1). Pour rêver encore de la Ligue des Champions, les stadistes doivent battre Saint-Etienne dans
le Forez. Les Bretons ne parviendront jamais à trouver la faille, malgré une multitude d'occasions comme celle de
Källström plein axe à trois mètres du but... mais au dessus (0-0). Terminé les rêves de la Ligue des Champions, mais
la Coupe de l'UEFA est toujours accessible à condition de battre Lille lors de la dernière journée. Le Stade Rennais fait
le nécessaire en menant de deux buts avant l'heure de jeu grâce à un doublé de son buteur Frei blessé une bonne partie de
la saison. Alors qu'une qualification européenne est en cours, Lille réduit et égalise dans le dernier quart d'heure du match
par Fauvergue et Bodmer. La déception prime sur les visages des joueurs rennais et particulièrement sur celui de Frei qui
disputait son dernier match sous le maillot de Rennes...
Le Stade Rennais termine à la 7ème place avec 59 points.
En Coupe de l'UEFA, le Stade Rennais est confronté à Osasuna lors du premier tour. Au match aller, Rennes prend un avantage
conséquent à s'imposant (3-1). Avant la demi-heure de jeu, Arnold M'Vuemba décale Monterrubio, l'ailier gauche rennais centre
au premier poteau pour Frei qui ouvre le score. Les Espagnols se rebiffaient et juste après la pause égalisent par Milosevic
qui trompe Isaksson du droit. Les stadistes reprennent l'avantage par Frei qui profite une nouvelle fois d'un travail de
Monterrubio. La reprise de volée du Suisse se logeait dans la lucarne du gardien adverse. Dans les derniers instants de la
partie, Hadji opportuniste marquait le troisième but rennais (3-1). Au retour, les protégés de Bölöni allaient réaliser un
exploit en se qualifiant en Espagne en arrachant un match nul et vierge (0-0).
Le Stade Rennais se qualifiait pour la phase de poule et tombait dans celle de Stuttgart (Allemagne), Rapid Bucarest
(Roumanie), Chakthior Donestk (Ukraïne) et le PAOK Salonique (Grèce). Le parcours du Stade Rennais sera catastrophique,
puisque les Rouge et Noir ne comptabilisera aucun point à la fin de celui-ci.
En Coupe de France, Rennes est éliminé en demi-finale par Marseille (3-0) au Stade Vélodrome.
En Coupe de la Ligue, le Stade Rennais est éliminé lors des 16ème de finale à Montpellier (1-0).
- Saison 2006-2007 : Bölöni quitte le Stade Rennais pour un nouveau challenge qui le propulse à Monaco.
La direction rennaise cherche activement un entraîneur et de nombreuses pistes sont explorées. La plus sérieuse mène à
Reynald Denoueix, mais celui-ci décline la proposition. C'est alors que Pierre Dréossi - alors manager général - avec
l'aval de la direction rennaise de prendre les commandes de l'équipe première.
Au niveau du recrutement, Revault revient au Stade Rennais pour occuper un poste de doublure derrière Pouplin. En défense,
le latéral droit Mario Melchiot signe un contrat d'un an. Il a la particularité d'avoir joué dans les meilleurs clubs
européens comme l'Ajax Amsterdam (Pays-Bas) ou à Chelsea (Angleterre). Au milieu de terrain, Bruno Cheyrou rejoint Rennes.
En attaque, Daniel Moreira arrive de Toulouse et vient renforcer le secteur offensif et compenser la perte de Frei.
Au mercato hivernal, Olivier Thomert en provenance de Lens et s'engage à Rennes. Au rayon des départs, Monterrubio
quittera Rennes pour signer à Lens lors de la trêve hivernale.
Comme la saison dernière, le Stade Rennais connaît un début de championnat poussif puisqu'il faut attendre la 5ème journée
et la réception de Sochaux (2-1) pour voir la première victoire stadiste. Ce soir là, c'est Jeunechamp qui d'une frappe
lointaine ouvrait le score avant que les Sochaliens n'égalisaient par Alvaro Santos. Mais Rennes remportait la mise grâce
à un pénalty de Monterrubio. Quelques semaines plus tard, le Stade Rennais allait faire sensation et les premières pages
des journaux. Le 4 octobre, elle reçoit Lyon qui est invaincu toutes compétitions confondues depuis le début de la saison.
Sur un corner de Monterrubio, M'bia coupait le ballon au premier poteau et le catapultait dans la lucarne de Coupet.
Les Rouge et Noir avaient l'opportunité par Sorlin de doubler la mise, mais par deux fois le milieu de terrain rennais
manquait de réalisme. La fin de match était épique et il fallait un Pouplin des grands soirs pour conserver cet avantage.
Il écoeura à lui tout seul les attaquants lyonnais dont un certain Wiltord (1-0, 12ème journée). Comme les saisons
précédentes, le Stade Rennais était inconstant. Capable du meilleur (victoire à Bordeaux, à Monaco, à Saint-Etienne),
comme du pire (défaite à domicile face à Sedan). Malgré cela, Rennes joue les premiers rôles en cette fin de saison
puisqu'elle ne perdra aucun de ses dix derniers matchs de championnat (cinq victoires, cinq nuls). Les hommes de
Dréossi battent successivement à domicile le Paris Saint-Germain (1-0, 29ème journée) grâce à un but de Briand qui
profitait d'un service de Utaka pour donner la victoire au Stade Rennais. C'est ensuite Lens (1-0, 31ème journée)
qui faisait les frais de la tornade rennaise grâce à un but de Utaka mis sur orbite par Sorlin. Puis, c'est au tour
de Toulouse au prix d'un match de haute intensité. Emana ouvrait le score du milieu de terrain en lobant un Pouplin
avancé. A l'heure de jeu, le Stade Rennais obtenait un pénalty consécutif à une main de Cherfa. Briand s'en chargeait
et égalisait. Dans le dernier quart d'heure sur coup-franc, Sylvain Marveaux expédiait le ballon dans la lucarne du
gardien adverse pour donner l'avantage aux locaux. Hélas, Bergougnoux dans un cafouillage remettait les deux formations
à égalité. Les Bretons avaient vraiment besoin de cette victoire, c'est alors que Cheyrou coupait un centre coté droit
de Romain Danzé pour offrir la victoire aux siens (3-2, 33ème journée). S'ensuit le derby tant attentu à Nantes, le
Stade Rennais fera admirer sa maîtrise pour gagner à la Beaujoire (0-2). Une victoire acquise après la pause en cinq
minutes grâce à un but de Utaka qui trompait Barthez d'une frappe imparable et un de Briand qui faisait le break.
La fin de saison s'annonce radieuse, mais est ternie par une décision ubuesque de la Ligue de Football Professionnel
en attribuant trois points à Toulouse sur tapis vert pour l'invasion des supporters nantais lors du match Nantes -
Toulouse (0-0, match arrêté à la 85ème minute). Toutefois, le Stade Rennais a son destin entre ses mains, puisque
deux victoires lors des deux dernières journées lui permettrait de disputer le tour préliminaire de la Ligue des
Champions. Lors de la 37ème journée, Rennes reçoit Lorient dans une ambiance estivale. Melchiot ouvrait le score
sur corner dès les premières secondes de la partie. Mais, les voisins lorientais égalisaient dans la stupeur par
Ewolo. Après la pause, la machine rennaise se mettait en place et la supériorité des Rouge et Noir était criante
et se concrétisait tout d'abord par Cheyrou qui d'un coup de tête redonnait l'avantage aux stadistes. Sur un
déboulé de Utaka, le Nigérian laissait sur place Ciani et excentré plaçait le ballon dans la lucarne de Riou,
le gardien morbihannais. Jeunechamp rentré en cours de match et absent depuis plus de six mois suite à une blessure
parachevait le succès de Rennes d'une frappe des vingt mètres. Une victoire lors de la prochaine journée et les
Rennais finiraient sur le podium de la Ligue 1. Lors de cette 38ème et dernière journée de Ligue 1, Rennes se déplaçait
à Lille. Après un match engagé, Utaka envoyait un club et une ville dans un moment indescriptible en fusillant
Sylva. Hélas, dans le temps additionnel sur un coup-franc lointain. Obraniak déposera le ballon sur la tête de
Fauvergue qui anéantissait les espoirs du Stade Rennais (1-1). Dans le même temps, Toulouse s'impose à domicile
face à Bordeaux et devance Rennes d'une unité au classement et termine sur le podium.
Les Rennais se qualifient pour la Coupe de l'UEFA en terminant à la 4ème place avec 55 points de même que
Marseille, mais avec une meilleure différence de buts (+7 contre +5). La joie des joueurs est immense et les
supporters Bretons sont en transe.
En Coupe de France, Rennes est piteusement éliminé lors des 32ème de finale à domicile face à Romorantin (1-3 a.p) qui
évolue alors en National.
En Coupe de la Ligue, le Stade Rennais est éliminé à domicile lors des quart de finale face à Reims (0-1) qui évolue en Ligue 2.
- Saison 2007-2008 : Pierre Dréossi a brillamment terminé la saison précédente à une honorifique 4e place
de la Ligue 1, et choisit de continuer à porter cette double casquette de manager-entraîneur. Quatre compétitions sont
au programme cette année : la Ligue 1, la Coupe de la Ligue et la Coupe de France bien sûr, mais aussi la Coupe UEFA
joliment décrochée deux mois auparavant.
Le recrutement du club se révèle très intéressant : le club recrute le Brésilien Emerson, les Africains Uwa Echiejilé,
Benjamin Moukandjo et Fabrice N'Guessi, trois grands espoirs du continent noir, le latéral droit Rod Fanni (ex-Nice),
qui est annoncé comme l'un des meilleurs du championnat à son poste, mais aussi le Sochalien Jérôme Leroy et l'attaquant
Mickaël Pagis (Marseille), tous deux techniciens très doués. De plus, le défenseur Suédois Petter Hansson rejoint la
Bretagne. Les supporters sont aux anges, et encore plus lorsqu'ils apprennent le retour de Sylvain Wiltord dans son
club formateur. Notons tout de même que la venue de Fanni a été le résultat d'un clash entre le joueur et les dirigeants
azuréens qui ne souhaitaient pas le voir partir. Au rayon des départs, Mario Melchiot quitte le club (un an seulement
après son arrivée), tout comme Stéphane N'Guéma (Istres) et Grégory Bourillon (Paris). Cheikh N'Diaye est confié à
Créteil pour un an, Moussa Sow est prêté à Sedan, et John Utaka rejoint Portsmouth contre un chèque de 12M€.
Passé l'été, la Ligue 1 reprend, et comme souvent, les Bretons entament le championnat par une défaite
(0-2 à domicile contre Nancy). Mais Rennes se reprend vite, et le premier buteur de la saison se révèle
être la recrue Hansson, qui offre la victoire à Rennes face à Saint-Etienne lors de la troisième journée
(1-0, but à la 3e minute). Après 10 journées, le Stade Rennais totalise déjà 16 points, a battu le rival
Lorientais chez lui (1-0 grâce à Didot) et s'est imposé au Parc des Princes contre Paris (1-3). Et après deux
nouvelles victoires face au Mans (3-0) puis à Lens (1-2), la série noire va commencer. La défaite à domicile
contre Monaco (0-1) va être le début d'une interminable série de défaites qui amènera l'éjection du banc de
Pierre Dréossi. Ses hommes enchaînent des revers plus ou moins lourds jusqu'à la 18e journée : à domicile face à
Monaco donc (0-1), puis à Bordeaux (0-3), face à Lyon (0-2), à Valenciennes (0-3) puis Strasbourg (0-3) et enfin
à la maison contre Caen (1-2). Retour à la case "simple manager" pour Dréossi, Guy Lacombe arrive pour remobiliser
toute la troupe. Les Bretons viennent en deux mois de passer du podium à une place de premier non-relégable (17e).
Le coach à la moustache a juste le temps de s'installer avant son premier match sur le banc rennais, au Stadium de
Toulouse où il parvient à décrocher le premier point rennais depuis le 28 octobre (0-0). Passée la trêve hivernale,
c'est une équipe incroyablement changée mentalement qui s'impose contre Marseille (3-1, avec notamment un doublé de
Sylvain Wiltord), mais qui va retomber dans ses travers en engrangeant que 2 points sur les quatre matchs suivants.
Cela dit, la saison va se terminer en trombe pour le Stade Rennais qui ne va encaisser qu'une seule défaite lors des
douze dernières journées (contre Bordeaux, 0-2). Les Rouge et Noir prennent lors de ces douze derniers matchs un total
de 28 points, soit une moyenne de 2.33 points par match ! Extraordinairement mal en point à l'issue des matchs aller
(17e de L1), le club termine la saison 5e, et même s'il peut nourrir d'énormes regrets, l'objectif premier est atteint
: une qualification pour l'Europe (qui passera cependant par la Coupe Intertoto). Rennes revient de très loin.
En Coupe de France, les Rennais battent facilement Martigues (3-0), avec un troisième but signé Fabien Lemoine
(à la 67e minute de jeu) pour son tout premier match chez les pros. Malheureusement, les joueurs tombent au tour
suivant, en 16es de finale, face au FC Lorient (0-0, 3-1 aux tirs au but). Une grosse désillusion pour des Rouge
et Noir qui se voyaient bien faire quelque chose dans cette compétition.
En Coupe de la Ligue, les Bretons se débarrassent difficilement de Clermont, à Clermont (1-0 après prolongations
grâce à Thomert) puis chutent à domicile face à Valenciennes (0-2). Décidément, pas une année de Coupes Nationales
pour l'Ille-et-Vilaine !
Enfin, la Coupe UEFA réserve à priori un groupe assez simple aux Rennais, puisque composé de Hambourg, du FC Bâle,
de Brann Bergen et du Dynamo Zagreb. Seule la première équipe citée paraît donc difficile à battre, et cette
prédiction se révèle juste : 3-0 pour les Allemands. Rennes ne prend que 2 petits points (contre Brann et Zagreb,
1-1 à chaque fois) et perd sur le terrain du FC Bâle (1-0).
- Saison 2008-2009 : Arrivé le 17 décembre 2007, Guy Lacombe a donc brillamment passé son épreuve :
rendre au Stade Rennais le rang qui était le sien avant cette incroyable série de six défaites d'affilée ! Sous contrat
pour encore une année, le coach à la moustache choisit d'honorer son bail jusqu'à la fin, avec une éventuelle prolongation à la fin de la saison.
Le mercato se révèle assez ouvert chez les Bretons : du côté des arrivées, s'il y en a bien une qui se fait remarquer,
c'est celle de Asamoah Gyan, acheté à Udinese (Italie) pour 8M€ et un contrat de 4 ans. Les autres recrues se nomment
Nicolas Douchez (ex-Toulouse), Kader Mangane et Lucien Aubey (venus de Lens), Carlos Bocanegra (libre). Au rayon départs,
deux joueurs formés au club s'en vont : Pouplin rejoint Fribourg et Didot signe à Toulouse. Sinon, John Mensah part à Lyon,
Catherine retourne en National, Badiane et Bru sont prêtés à Clermont, N'Guessi à Créteil (d'où il ne reviendra jamais,
ayant disparu du jour au lendemain du monde footballistique), et Moreira est confié une saison à Grenoble. De plus,
l'été est particulièrement médiatisé à Rennes, l'attaquant Jimmy Briand choisissant d'aller au clash avec le Stade
Rennais afin de rejoindre Paris. Et après de multiples rebondissements, c'est finalement à Rennes qu'il doit rester
passr la saison. Le joueur est en colère, mais pas les dirigeants.
Le championnat démarre d'une folle manière pour les Bretons : recevant Marseille pour la première journée, ils
sont menés, 3 à 2, à la 88e minute de jeu. Chose totalement improbable à ce moment de la partie, la rencontre
va pourtant se terminer sur le score de 4 buts partout ! Olivier Thomert se retrouve avec un doublé meilleur buteur
du championnat dès la première journée, et la recrue Nicolas Douchez, si elle a encaissé 4 pions, a montré également
de nombreux motifs de satisfaction. De plus, suite à ce match Rod Fanni se voit pour la première fois de sa carrière
convoqué chez les Bleus de Raymond Domenech. Mais, à la surprise générale, les Bretons perdent le match suivant qui
se joue à Grenoble (1-0). Cela dit, les Rennais ne se laissent pas abattre par cette défaite, et se remobilisent dès
le week-end suivant pour aller prendre les trois points dans les derniers instants du match contre Lille (2-1).
Auteurs de prestations assez moyennes ensuite, les Bretons font la Une de nombreux journaux le 6 octobre 2008,
au lendemain de leur victoire écrasante à domicile contre Lyon (3-0). Avec un seul nom au tableau des buteurs :
Mickaël Pagis, qui signe le deuxième triplé de sa fantastique carrière ; son troisième but est magnifique :
une demi-volée splendide sous la barre de Hugo Lloris, le portier Lyonnais. Mais cette victoire reste
anecdotique, car, si les Rouge et Noir se sont révélés capables de tout grâce à ce match, les rencontres
suivantes montrent que les joueurs sont incapables de tuer les matchs les plus importants, et s'imposent
comme les rois du match nul dans ce championnat, à égalité avec Toulouse (16 nuls sur 38 matchs joués).
Et évidemment, c'est cette incapacité à faire le break lors des rencontres à priori les plus faciles, qui
va empêcher Rennes d'atteindre l'Europe en fin de saison via le championnat. Ainsi, le SRFC encaisse des
revers particulièrement décevants face au Havre (0-1) ou même à Sochaux (0-3). La défaite à domicile
contre Bordeaux (2-3) témoigne encore plus de ce manque de réalisme de la part des attaquants rennais
: malgré l'ouverture du score de Danzé dès la première minute, Moussa Sow doit arracher l'égalisation
dans les derniers instants du match... avant que ce ne soit Yoann Gourcuff, ex-enfant chéri du Stade de
la Route de Lorient, qui ne crucifie son club formateur dans le temps additionnel. Le dernier match de
la saison se révèlera catastrophique : en déplacement à Marseille, les hommes de Guy Lacombe reviendront
en Bretagne après que Douchez en ait à nouveau pris 4 face aux Olympiens, sans que cette fois les attaquants
Bretons n'aient trouvé la faille. Rennes termine cette Ligue 1 version 2008-2009 à la septième place avec
61 points (record de points marqués en une saison battu).
En Coupe de France, c'est une énorme déception qui est réservée au Stade Rennais : ils n'ont pas obtenu l'Europe
par le championnat malgré un total de points jamais atteint auparavant, et doivent batailler pour l'obtenir via
cette compétition : les Rouge et Noir triomphent donc à Bonal devant Sochaux (1-0), puis à domicile face à
Saint-Etienne (2-0, premier doublé de Jimmy Briand pour les professionnels) et face à Lorient (3-0). Il ne
reste plus que deux matchs avant l'accès au Stade de France. Rennes se débarrasse Route de Lorient, 2 à 0,
de Rodez, alors en National, puis s'en va éliminer Grenoble (1-0) au Stade des Alpes, là-même où il avait
perdu lors de la seconde journée de Ligue 1 ! Mais la désillusion va être énorme : le derby face à Guingamp
en finale (une première dans l'histoire de la Coupe de France) va être perdu malgré l'ouverture du score de
Bocanegra à la 68e minute de jeu ; le Brésilien Eduardo, par deux fois (72e, 82e) va détruire tous les espoirs
Européens des Rennais. Les larmes coulent à flots du côté de la Vilaine.
En Coupe de la Ligue, c'est une nouvelle année décevante : tombeurs du Mans (2-2, 4 à 3 aux tirs au but),
une erreur d'arbitrage à la dernière minute du match suivant au Havre est fatale aux Rennais : un défenseur
Havrais s'écroule tout seul dans la surface, et Jean-Michel Lesage transforme le pénalty (2-1). Fin des espoirs
Bretons en CdL dès les 8es de finale.
En Coupe d'Europe, les Rouge et Noir se défont d'abord du Tavriya Simferopol (1-0 à domicile, 0-1 à l'extérieur)
à l'issue d'une interminable série de tirs au but (10 à 9 pour Rennes). Au tour suivant face à Stabaek, ils sont
tous proches de l'élimination (défaite 2-1 à l'extérieur au match aller) mais s'imposent au match retour grâce à
un doublé de Jérôme Leroy. Il ne reste plus qu'un tour de qualifications avant la phase d epoules, mais il faut
battre les Hollandais de Twente : victorieux 2-1 à domicile, les Rennais pourront ensuite regretter ce but encaissé,
car Blaise N'Kufo les éliminera au match retour (1-0) grâce à cette fameuse règle du but marqué à l'extérieur.
- Saison 2009-2010 : Cette saison est marquée par l’arrivée au club de Frédéric Antonetti. Guy Lacombe a quitté Rennes,
déçu par l’attitude du public rennais en fin de saison. Alors qu’il vient de battre le record du nombre de points atteints en une année,
on lui reproche de ne pas avoir qualifié le club pour une Coupe d’Europe, ainsi que d’avoir échoué près du but en finale de Coupe de
France. Lacombe part trouver un nouveau challenge à Monaco, et l’aveyronnais est donc remplacé par un corse. Antonetti arrive avec tout
son staff : son adjoint Jean-Marie de Zerbi, et son préparateur physique Nicolas Dyon. Il arrive aussi avec de toutes nouvelles ambitions
de jeu, en 4-3-3, qui laissent espérer un jeu plus spectaculaire sur les bords de la Vilaine.
En revanche les joueurs ne changent pas beaucoup à l’intersaison, seuls trois transferts sont à noter. En attaque,
les dirigeants rennais mettent la main au portefeuille et dépensent 11 millions d’euros pour acheter l’ancien manceau
Ismaël Bangoura, auteur de nombreux buts lors de deux saisons passées au Dynamo Kiev. Bangoura est prédestiné à jouer
sur le côté droit, dans la mesure où Fred Antonetti compte sur Asamoah Gyan pour réussir une meilleure saison à la pointe
de l’attaque. Débarrassé des blessures, le ghanéen connaît enfin une préparation physique normale. La saison commence bien
grâce justement à Bangoura et Gyan. Le premier inscrit le premier but rennais en 2010/2011, lors du premier match face à
Boulogne. Dès le début de la rencontre, son splendide retourné acrobatique permet aux « Rouge et Noir » de mener 1 à 0.
Ils corsent ensuite l’addition sur coups de pied arrêtés, par Mangane et Leroy, et s’imposent ainsi 3 à 0 face à l’inattendu
promu. Le week-end suivant, Frédéric Antonetti retrouve son ancien club. Le SRFC se rend à Nice pour un match programmé le
dimanche après-midi dans la canicule de la côte d’Azur. Malgré les conditions de jeu deux buts sont inscrits en fin de
première période. Ben Saada ouvre le score puis Gyan ouvre son compteur but, sur pénalty.
Au milieu de terrain, le départ de M’Bia vers Marseille a été compensé par le recrutement du japonais Inamoto,
qu’Antonetti a connu à Osaka, et par l’arrivée début août du norvégien Alexander Tettey, en provenance de Rosenborg.
Dans le championnat norvégien, le joueur d’origine ghanéenne a impressionné les dirigeants rennais, qui comptent beaucoup
lui pour les saisons à venir. Mais Tettey arrive blessé en Bretagne, et ne dispute son premier match que lors de la 5ème journée,
face à St-Etienne. Les « Rouge et Noir » s’imposent 1 à 0 mais les supporters sont nettement déçus par la performance de Tettey.
La déception se confirme dans les mois suivants : Tettey est plutôt un milieu relayeur, et il ne va jamais parvenir à convaincre
pour sa première année à Rennes. Expulsé dès le deuxième match de la saison à Nice, Inamoto ne fait guère mieux. L’ancien joueur
d’Arsenal ne dispute que 5 matchs à Rennes puis retourne dans son pays natal lors du mercato d’hiver. Les déceptions du milieu de
terrain sont compensées par l’éclosion de Yann M’Vila. En l’absence de Tettey blessé et d’Inamoto suspendu, il est titularisé lors
du troisième match de la saison, face au futur champion de France : l’Olympique de Marseille. Grâce notamment à la performance de
son jeune joueur, qu’Antonetti conseillera dans les semaines suivantes à Raymond Domenech pour le mondial 2010, le SRFC fait match
nul 1 à 1. Niang répond en effet en deuxième période à un pénalty de Leroy en début de match. Les Bretons auraient pu décrocher la
victoire face aux Provençaux, mais se contenteront d’un score de parité. Ils vont faire la semaine suivante un troisième match nul
consécutif à Lens, malgré le deuxième but de Bangoura sous ses nouvelles couleurs. A Bollaert M’Vila apprend la dure loi du métier
en se faisant expulser.
Heureusement, la victoire revient la semaine suivante grâce au succès face à Saint-Etienne, 1 à 0, sur un but de Marveaux.
Les « Rouge et Noir » enchaînent par une large victoire 4 à 0 sur la pelouse de Grenoble, qui avait déjà perdu ses quatre
matchs précédents, et qui perdra encore tous les matchs suivants jusqu’au mois de novembre… Ce sixième match de la saison
voit Asamoah Gyan inscrire un doublé. Marveaux marque lui aussi de nouveau. Bref, à la mi-septembre, tout va bien Stade Rennais,
qui a également remporté son match de Coupe de la Ligue contre Sochaux. Les débuts d’Antonetti à Rennes sont prometteurs.
En attaque, Marveaux de retour de blessure réussit un excellent début de saison sur le flanc gauche, Gyan a enfin retrouvé
son meilleur niveau à la pointe de l’attaque, et Bangoura à droite pèse peu sur le jeu mais a marqué deux fois. Au milieu de
terrain, M’Vila compense les déceptions Tettey et Inamoto. A l’arrière, Bocanegra, Mangane, Hansson, Fanni et Douchez se
connaissent parfaitement, et constituent la meilleure défense du championnat au soir de la 6ème journée.
C’est à ce stade de la saison que pour Antonetti et le Stade Rennais, ça se corse… Le SRFC encaisse sa première défaite de la
saison chez le champion de France en titre bordelais (1-0). La semaine suivante les « Rouge et Noir » s’inclinent sur le même
score lors de la réception d’Auxerre. Dans ce match le Stade Rennais monopolise le ballon, mais bute sur la défense adverse, mais
se fait piéger sur contre. Même scénario quelques semaines plus tard, lors de la réception de Valenciennes. Une semaine avant, les
bretons ont disposé 3 à 0 de Montpellier, grâce notamment à un superbe but d’Asamoah Gyan, mais les « Rouge et Noir » ont perdu Jérôme
Leroy blessé à la paumette. Ils s’inclinent sur le même score de 3 à 0 face aux Nordistes. Début novembre, à Toulouse, le SRFC connaît
sa quatrième défaite en six matchs (3-2).
Même sans Jérôme Leroy qui leur manque cruellement, les « Rouge et Noir » réagissent fin novembre à partir de la réception du Mans.
Zinédine Zidane donne le coup d’envoi du match pour l’association ELA, et porte chance aux « Rouge et Noir » qui arrachent la victoire
en fin de match grâce à un but de Gyan (2-1). La semaine suivante, les joueurs de Frédéric Antonetti livrent l’une de leurs meilleures
prestations de la saison à Lyon. Fred Antonetti touché par la grippe A, c’est son adjoint Jean-Marie de Zerbi qui assiste à la belle
première en L1 d’Abdoulaye Diallo, qui remplace Nicolas Douchez blessé à la cheville. Fabien Lemoine réalise un gros match au milieu
de terrain, mais le SRFC concède tout de même le nul 1 à 1. En décembre, les « Rouge et Noir » s’imposent à nouveau contre
Lorient (1 à 0), battent avec difficultés l’AS Nancy (1-2), et s’imposent également sur le PSG (1-0). Mais ils retombent dans leurs
travers à Monaco, club de leur ancien coach Guy Lacombe. Sur le Rocher toutes leurs tentatives sont inhibées par la défense de
Sébastien Puygrenier, et finalement ils concèdent la défaite 1 à 0. Le dernier match avant la trêve peut permettre au Stade Rennais
de dépasser les 30 points, mais, pas aidés par l’arbitrage catastrophique de M. Falcone, ils perdent 2 à 0. A Rennes, on fête Noël
avec 29 points au compteur, mais auraient pu espérer plus compte tenu de leur excellent début de saison.
A la reprise, les « Rouge et Noir » montent peu à peu en puissance au mois de janvier. Tenus en échec par Lens (1-1) et
St-Etienne (0-0), ils ridiculisent à nouveau Grenoble, 4 à 0, comme au match aller. Contre une autre équipe en grande méforme
défensivement, les Girondins de Bordeaux, les « Rouge et Noir » offrent à leur public, la semaine suivante, un autre festival
offensif. Le Stade Rennais dispose 4 à 2 des champions de France en titre. Marveaux, auteur d’un gros match, ouvre le score, puis
obtient un pénalty. Jimmy Briand en profite pour inscrire son premier but depuis son retour de blessure, face au gardien qui l’avait
blessé près d’un an auparavant : Cédric Carasso. Des buts splendides de Bangoura et Gyan concluent cette sublime soirée. Probablement
la plus belle de la saison… Les « Rouge et Noir » vont en effet passer d’une victoire face à Bordeaux à un défaite en Coupe de France
face à Quevilly. Les finalistes en titre sont éliminés à la surprise générale au stade des huitièmes de finale, et sont complètement
déstabilisés en championnat. Le mois de février, qui avait si bien commencé contre Bordeaux, se termine par trois défaites de rang.
Le SRFC est de nouveau battu 1 à 0 par Auxerre, en déplacement ils perdent aussi à Montpellier (3-1), et enfin ils s’inclinent en fin
de match contre Lille (1-2), dans un Stade de la route de Lorient désabusé.
Le mois de mars sera un mois de revanche qui va s’intercaler dans la catastrophique phase retour rennaise. Le Stade Rennais décide de
jouer un peu plus défensivement afin de s’imposer face à l’AS Monaco 1 à 0. Il retrouve le succès face à l’équipe de son ancien coach,
et gagne encore les trois matchs suivants. Les « Rouge et Noir » remportent leur troisième et quatrième succès à l’extérieur de la
saison, à Valenciennes (0-2) puis au Mans (1-3). Toulouse fait aussi les frais de la rébellion bretonne (4-1). Contre Lyon, après
l’ouverture du score de Gyan, le SRFC s’incline 2 à 1 et ne parvient pas à réaliser une série de cinq matchs consécutifs. C’est le
dernier tournant de la saison du SRFC.
A partir de cette défaite contre l’OL, les « Rouge et Noir » ne vont plus vraiment croire à une qualification européenne.
L’AJ Auxerre et le Montpellier Hérault, les deux surprises de la saison, les devancent au classement et les relèguent à la septième
place. Le match nul 1 à 1 obtenu à Lorient est plus que flatteur. Ils enchaînent les nuls : contre Nancy 0 à 0, face au PSG 1 à 1.
Les bretons « lâchent l’affaire » dans les dernières semaines, incapables de gagner un match. A Marseille, ils ne peuvent pas faire
grand-chose, et, en perdant 3 à 1, offrent officiellement le titre à leurs adversaires. Face à Nice, le public rennais pousse à
nouveau son équipe pour essayer de bien finir la saison à domicile. Mais cela ne suffit pas et le SRFC concède le nul 2 à 2.
En manque de réussite lors du dernier match de la saison à Boulogne, les « Rouge et Noir » sont défaits sur la pelouse du 19ème
du championnat, et terminent la saison 9èmes, leur plus mauvais classement depuis six ans.
Les Coupes n’effacent pas l’amertume rennaise du printemps 2010, puisque les « Rouge et Noir » ont été sortis de la Coupe de la
Ligue, en 8èmes de finale face à Lille. Une très jeune équipe avait été battue, après prolongations, 3 à 1. L’unique de la partie
fut d’ailleurs inscrit par Mickaël Pagis. Ecarté des matchs de championnat par Fred Antonetti, l’ancien marseillais ne trouve
l’occasion de jouer qu’en Coupe. Ce but inscrit à Lille est d’ailleurs son dernier avec le SRFC, et il s’agit d’une superbe
reprise de volée qui ne laissa aucune chance à Mickaël Landreau. En Coupe de France, le SRFC n’est pas allé aussi loin que
l’année précédente, malgré deux succès contre Caen (2-0) puis les amateurs de Saumur (0-4). La débâcle sur la pelouse de Quevilly
a ouvert la voie aux très difficiles mois de février, avril et mai connus ensuite par les « Rouge et Noir ».
De nombreux joueurs ont ensuite déjà eu la tête ailleurs en cette fin de saison, et n’ont pas eu la motivation nécessaire pour
arracher une place européenne dans les deux derniers mois. Briand s’en va vers Lyon, Hansson vers Monaco, Sow vers Lille,
Bocanegra vers St-Etienne, et c’est une nouvelle équipe, constituée de recrues et de jeunes joueurs de retour de prêt, que va
devoir former Frédéric Antonetti en 2010-2011, afin d’effacer la déception de sa première saison à Rennes. 2010-2011, saison de
renouveau dans l’effectif rennais, est la dernière saison de la onzième décennie de l’histoire du club.